vendredi 18 février 2011

Phnom Penh II Le retour

Jours 13

Fidèles à notre esprit roots, nous reprenons un taxi privatif pour Phom Penh et arpentons le marché russe. Cécile fait un carnage. "Non, non je n'achèterai rien, j'ai déjà fait mes courses au Vietnam". Le casse-tête du "Merde ça tiendra jamais dans mon sac" se profile à l'horizon.

La journée se termine par une petite gargote de chez Momo, attirés par le cochon embroché sur un coin de la terrasse. La queue nous semblait bizarre; effectivement, il s'agissait d'un boeuf.
Du coup on a pris du canard.

Jour 14

Pour contrebalancer notre folie consumériste de la veille, nous filons dés l'aube au Musée National et recrutons un guide dans la foulée. Civa, linga, Bouddha, Tagada n'ont quasiment plus de secret pour nous. La guide remarque notre air vif et éveillé et nous demande: "Avez-vous bien compris ou rien compris?"

Puis direction la pagode Wat Phnom qui se juche sur la seule colline de la ville. On y croise entre autres des vendeurs d'oiseaux en cage: on paie pour les libérer mais ils sont dressés pour y revenir! "
"Beaucoup viennent y prier [...] et quand un voeu est exaucé, le fidèle revient porter l'offrande promise lors de la supplique" ((c) Lonely Planet)... et ça peut s'avérer surprenant.



Et voilà, nous reprenons l'avion cet après-midi, la boucle est bouclée.
Adieu les femmes en pyjama de ville, la cuisine tout coco que Cécile aimait tant, l'antimoustique qui pue le malabar, les tuctucs, l'Angkor Beer, les hello des enfants, leurs sourires plein de dents, nos peaux moites, nos pieds sales, les massages, les pots en terrasse, à la "fraîche", le soir...

jeudi 17 février 2011

Bokor j'adore

Jour 12

Sur les conseils du GDR et du Lonely réunis, nous nous inscrivons pour l'excursion incontournable du coin: l'ancienne station climatique de Bokor. On ne savait pas, alors, que nous allions poursuivre notre formation Koh Lanta entreprise la veille.

Après un court trajet en mini-van, nous voila chargés dans la benne d'un camion comme des bestiaux en compagnie de 20 autres touristes littéralement... sur le cul.

Le cauchemar ne fait pourtant que commencer. La benne nous dépose au pied d'une montagne couverte par la jungle. Comment ca faut marcher? 1h30 de grimpette dans la moiteur, décidemment, nos journées farniente laissent à désirer. On se dit que bon, l'effort sera récompensé a la fin. Mais meme pas. Re-camion et arrivée sur le site très décevante.

Et dire qu'il faut refaire le trajet inverse...

Coquillages et crustacés

Jours 10 et 11

Jour 10

Après l'épisode du mini van, nous décidons courageusement d'opter pour un taxi privatif, climatisé.

Décidés à prendre du bon temps à Kampot, au sud, près de la mer, nous trouvons rapidement notre havre de paix: un charmant bungalow au milieu d'un jardin.


Objectif principal de cette fin de séjour, ne rien faire. Ca commence donc par une sieste, puis une lente promenade dans la ville et des pots en série, en terrasse, près du fleuve. Et puis des massages, tiens, pourquoi pas.




Jour 11

On se dit quand meme, on va quand meme aller visiter un peu le coin. Tiens, y'a Kep, c'est pas loin, y'a la mer, une ile sympa et il parait qu'on bouffe du crabe d'enfer.
Allez zou on y va! D'abord en tuc tuc jusqu'à Kep, puis en barque jusqu'à l'ile aux lapins.



Le crabe y est tellement connu
qu'ils en ont fait une statue.
Magnifique.



Ca fait rever, non?
On aurait pu rester là à se dorer la pilule et à manger des noix de coco toute la journée... mais non! On s'est dit, tiens, allons voir s'il y a une plage encore mieux un peu plus loin. De fil en aiguille, nous voila partis à faire le tour complet de l'ile. En tongs. A midi.

Résultat: deux heures de marche dans les meilleures conditions, d'abord sur un sentier correct mais qui n'a cessé de se dégrader par la suite. Les ronces deviennent méchantes, voire barbelées, le sentier se fait la malle et on est obligés de passer par la mer et ses rochers coupants.
On arrive exténués et sérieusement déshydratés; il ne nous reste plus que trois-quart d'heure pour profiter de la plage. Tu parles d'une journée de farniente.

Résultat: on décide de se venger en se baffrant de crabe, crevettes grillées et nouilles sautées aux seiches. Une tuerie.


Pause gargote avec vue sur la mer.
Elu meilleur repas du séjour.

mardi 15 février 2011

Phnom Penh

Jours 8 et 9

Le patron de la pension à Kratie nous avait prévenu : le mini van prévu pour 6h du mat' pourrait accuser un retard de 10-15 minutes. Effectivement, léger retard de sa part puisqu'il est passé nous chercher à... 7h15 ! Côté confort, pas de problème : prévu pour 12 personnes chauffeur inclus, nous partons à 17 + 1 poule bien sagement installée sous un siège. 4 heures de bonheur plus tard nous arrivons à Phnom Penh. Premiére plongée dans cette ville étonnante et visite du Palais royal et de la Pagode d'argent.


Puis balade le long du Tonlé Sap où nous avons croisé les Spice Girls locales et bien laquées...

Le lendemain matin, escapade à l'ile de la soie.

Cécile pense déjà à une éventuelle reconversion...


Mickaël J. sur un cochon


et l'après midi visite de l'ancienne prison khmer S21... glacant.
no comment

lundi 14 février 2011

Que dis-tu Flipper?

Jour 6 & 7

Lever aux aurores pour rejoindre Kratie dans un bus encore plus confortable, avec encore plus d'arrêts (dont un avec démontage de roues avant de motos pour les faire rentrer dans les soutes). Nous décidons courageusement d'opter pour un mini-van, plus rapide, pour notre prochain trajet.

Incontournable à Kratie, l'escapade pour aller voir les dauphins d'eau douce du Mékong, en voie de disparition. On les verra apparaître, disparaître, apparaître, disparaître - au total on aura choppé qu'un aileron.

Oh le joli saut. Bravo Flipper!

Ce spectacle féérique se termine par un magnifique coucher de soleil, sublimé par la fonction crépuscule de l'appareil photo de Jérôme.


Le lendemain, on part explorer l'île de Koh Trong en bicyclette. Après avoir attendu des plombes en plein cagnard sur une barque pour la traversée, pas de doute, nous sommes une véritable attraction pour les locaux (se foutent-ils de notre gueule?).
Première constatation, on a bien choisi notre heure: le soleil est au zénith, idéal pour faire le tour de l'île. La balade vaut l'insolation, on y va gaiement.
Jolie campagne, jolis paysages, jolies pagodes... ponctués des "hello" tonitruants des enfants qui ne semblent pas pouvoir nous croiser sans tenter immédiatement la page 1 de leur manuel d'anglais. Cécile, en parfaite ambassadrice de l'Unicef, charge une petite sur son porte-bagage pour la ramener chez elle... 100 m plus loin.




Demain, départ pour Phnom Penh. Le mini-van est réservé pour 6h00.

dimanche 13 février 2011

La petite faiblesse qui vous perdra

Jour 5

Direction Kompong Cham dans un bus tout confort (norme cambodgienne...). La ville est petite et peu touristique, ça fait du bien!

Première étape: les plantations d'hévéas. Le latex est récolté au petit matin après incision du tronc. Il est ensuite emmené à l'usine et mélangé avec de l'alcool et des produits chimiques dans de grandes piscines carrelées, avant de finir en pains de caoutchouc géants. Impressionnant.

Le latex coule mollement en journée car il fait trop chaud. Pour éviter qu'il ne s'épaississe,
les ouvriers le récoltent avant que le jour se lève.


La latex transformé est prêt à être expédié en Thailande, en Malaisie...


Deuxième étape: un temple!
Le GDR annonce une merveille mais on a nos doutes: les temples, on commence à connaître et on a déjà parcouru les plus beaux. Bonne surprise cependant, celui-ci se révèle un petit bijou! Pas un seul touriste mais des écoliers, des moines, des joueurs de badminton...
C'est bien aussi les temples vivants.
En bonus: une scène d'orgie bouddhique!


Troisième étape: un pont en mikado (comprendre du bambou).


Et ça continue, Angkor et Angkor

Jour 4
Dernier jour à Siem Reap: Un seul temple en vue aujourd'hui, mais du lourd. Beng Mealea se mérite, le bougre. 2 heures de tuktuk (aller), c'est long.


Mais le jeu en vaut la chandelle: à l'arrivée, on sort notre machette, on traverse un champ de mines (aimablement sponsorisé par l'Allemagne) et on s'introduit dans le temple en escladant des murs moussus écroulés, nous frayant un passage, difficile, entre racines et lianes. Indiana Jones n'a qu'à bien se tenir.


Jeu: Clique sur la photo pour l'agrandir et, toi aussi, amuse-toi à
traduire cette pancarte de remerciements très particulière.


Une noix de coco avec des bras