Fidèles à notre esprit roots, nous reprenons un taxi privatif pour Phom Penh et arpentons le marché russe. Cécile fait un carnage. "Non, non je n'achèterai rien, j'ai déjà fait mes courses au Vietnam". Le casse-tête du "Merde ça tiendra jamais dans mon sac" se profile à l'horizon.
La journée se termine par une petite gargote de chez Momo, attirés par le cochon embroché sur un coin de la terrasse. La queue nous semblait bizarre; effectivement, il s'agissait d'un boeuf.
Du coup on a pris du canard.
Jour 14
Pour contrebalancer notre folie consumériste de la veille, nous filons dés l'aube au Musée National et recrutons un guide dans la foulée. Civa, linga, Bouddha, Tagada n'ont quasiment plus de secret pour nous. La guide remarque notre air vif et éveillé et nous demande: "Avez-vous bien compris ou rien compris?"
Et voilà, nous reprenons l'avion cet après-midi, la boucle est bouclée.
Adieu les femmes en pyjama de ville, la cuisine tout coco que Cécile aimait tant, l'antimoustique qui pue le malabar, les tuctucs, l'Angkor Beer, les hello des enfants, leurs sourires plein de dents, nos peaux moites, nos pieds sales, les massages, les pots en terrasse, à la "fraîche", le soir...